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dimanche 10 avril 2011

Moyens thérapeutiques fixes simples

La thérapeutique fixe simple est intermédiaire entre la thérapeutique amovible et la thérapeutique fixe complexe.
Elle permet la correction d’un nombre important d’anomalies dentaires (rotation, version…), les petites anomalies
Par ces moyens simples, seul quelques dents sont baguées, ces moyens peuvent être associés à des dispositifs amovibles.
II- Utilisation et indications
Sont nombreuses, les dispositifs utilisés sont variés:
• Les éléments actifs: les ressorts, les élastiques, chaînettes
• Les éléments passifs: brackettes, les bagues, les crochets de rétention, il permettent la rétention ou la transmission des forces aux dents
II.A. Traitement d’un diastème inter-incisif (DII)
La fermeture d’un diastème inter-incisif est indiquée en cas de persistance après résection d’un frein bas ou passage à la denture permanente, vérifier sur radiologie, la présence de mésiodens, plusieurs cas doivent être considérés.
II.A.a. Si les axes des incisives sont parallèles
La fermeture d’un diastème se fait à l’aide d’une ligature en huit, cette ligature est croisée au dessus d’un arc conducteur qui va servir de guide pour éviter les mouvements parasites de rotation.
Les actuations sont effectuées pendant une période de 5 à 8jours et consistent à resserrer les ligatures ou changer les élastiques ou la chaînette, au fur et a mesure de la fermeture, les extrémités de l’arc sont coupées et fermées (recourbées) à l’intérieur.
II.A.b. Si les axes des incisives sont divergents
La version des deux incisives centrales dans le sens mésial peut être obtenue par un simple ligature en file d’acier ou des petite annaux élastiques accrochés sur des boutons ou des crochets qui sont soudés mésialement sur les bagues pour éviter les mouvements parasites de rotation.
Si les incisives comportent des brackettes collées sur la face vestibulaire, la ligature ou l’élastique sera
accroché mésialement sur une demi brackette.
II.A.c. Si les deux incisives centrales présentent une rotation disto-vestibulaire
Deux crochets sont soudés sur les côtés distaux, les bagues du côté vestibulaire, une ligature sert de maintient et joint entre les deux centrales, du côté palatin un élastique est utilisé sur des crochets soudés du coté distal.
On procède de la même façon en cas de incisive présentant une rotation mésial, l’élastique est placé du
coté vestibulaire.
Dans le cas d’extraction ou absence de l’incisif inférieure, DDM ou DDD (avec classe I canine et molaire)
les incisives résiduelles et les deux canines résiduelles un élastique va permettre la fermeture d’un diastème.
II.B. Traitement de la rotation
Ce traitement est complexe car il nécessite un ancrage maximum et un couple de force pour corriger une rotation dentaire.
• Rotation de la 11
Baguer de 4 à 6 dents, de canine à canine et placer un arc rigide ligaturé sur les six dents.
La rotation est corrigée à l’aide d’une ligature solidarisée à l’arc à partir d’un bouton ou crochet.
II.C. Traitement d’un articulé inversé
Baguer les deux incisives inférieures antagonistes qui sont en linguocclusion de la résine autopolymérisable est modelé en plan incliné sur les deux bagues inférieures, ce qui permettra le saut de l’articulé dans une semaine.
II.D. Traitement d’un articulé croisé unilatéral de béance latérale
Il est réalisé par des élastiques verticaux postérieures et latéraux.
Il faut savoir que les points d’accrochages sont vestibulaires sur une dent et linguaux sur la dent antagoniste, se sont les élastiques: Criss-Cross.
Exemple : Ling 16, vest 46: vestibulo-gression et une égression de la 16, linguo-gression et égression de la 46.
Cette méthode est indiquée dans les cas de malocclusion type linguale ou vestibulo-clusion du secteur
prémolo-molaire.
Rétraction d’une canine par un système fixe simple.
Il s’agit d’une thérapeutique mixte fixe et amovible, la plaque palatine comporte des crochets de rétention
(Adams) qui comportent des extensions distales.
Des brackettes sont collé sur les canines ectopiques en infra-mésio-position, des élastiques sont tendus entre les brackettes et les extensions des crochets Adams, ils sont changés tous les deux jours.
II.E. Désinclusion d’une incisive ou d’une canine supérieure par un moyen thérapeutique simple
Il faut d’abord s’assurer que l’espace nécessaire à la mise en place de la dent existe sur l’arcade.
L’étape chirurgicale consiste à dégager la couronne dentaire et à coller l’attache sur elle, qui va comporter la ligature qui se termine par une boucle que l’on attache directement sur l’arcade rigide ou à l’aide d’un élastique.
Le dispositif fixe simple comporte des bagues scellées sur: 16~26, un arc rigide comportant une boucle au niveau de l’espace réservé à la dent incluse.
Une brackette collée sur la canine, un élastique tendu depuis la dent incluse jusqu’à la bouche de l’arc qui doit être changé tous les ??? jours.
On peut aussi utiliser un double arc a l’arcade inférieure soudé sur des bagues 36~46 qui comportent deux boucles orientées vers le bas, la traction se fait depuis la dent incluse supérieure jusqu’aux boucles inférieures.
II.F. Traitement d’une béance antérieure
Lorsqu’elle est d’origine fonctionnelle, elle peut être traitée par une traction intermaxillaire verticale antérieure.
Les quatre incisives supérieures et les quatre incisives inférieures sont baguées, les arcs partiels sont utilisés, des boucles crochets sont réalisés sur ces arcs.
Les élastiques sont tendus entre les deux arcades soit linguaux et vestibulaires supérieures soit linguales supérieures et vestibulo-inférieures soit vestibulo supérieure et inférieure.
II.G. Le ressort Coil ou ressort à spirale
Il peut être utilisé soit pour ouvrir un espace ou comme mainteneur d’espace.
ExempleCas de perte d’espace après extraction prématurée d’une deuxième molaire temporaire
(mésialisation de la 6 et distalisation de la 4)
Les 4 et 6 sont baguées, un ressort à spirale ouvert coulisse dans un arc partiel, ces ressort doit être mesuré pour être actif 1/3 de plus que l’espace a ouvrir, il est ligaturé en compression entre l’extrémité mésiale du tube molaire et la limite distale brackette de la prémolaire.
Le ressort va avoir tendance à reprendre sa forme et va redresser les dents limitées et ouvrir l’espace.
Le ressort (Coil=fermé) sa longueur est égale à celle de l’espace a préserver.
II.H. Les arcs linguaux et palatins
Ce sont des moyens fixes, simples utilisées souvent en O.D.F.
L’appareil comporte deux bagues molaires ajustées sur les dents de 6ans, un arc réalisé au fil rond 0.36 soudé sur les deux bagues et qui s’ajuste aux collets linguaux des dents.
L’arc palatin comporte une boucle que l’on recouvre d’une pastille de résine.
• Indication
• La conservation d’un espace de dérive mésiale (dérive mésiale après extraction des deuxièmes
molaires temporaires)
• Ancrage molaire en cas de traitement fixe multi-attache avec appui sur molaire
• Correction d’une linguo-version molaire et expansion sagittale et transversale de l’arcade, dans ce cas,
l’arc comporte des boucles d’expansion, l’arc d’expansion incisif est indiqué en cas de léger chevauchement avec une occlusion latérale correcte (classe I canine et molaire)
II.I. Le lip Bumper
C’est un appareil fixe, simple, appelé par-choc labial, il permet d’empêcher la pression musculaire labiale sur les incisives inférieures en cas d’hypertonicité donc, il empêche leur lingualisation.
Il comporte un arc rigide 11/10mm qui pénètre dans les tubes molaires et sur lequel coulisse un manchon de résine ou en caoutchouc placé à 5 ou 6mm en avant des incisives inférieures le contact labial.
II.J. Le disjoncteur
Dispositif formé de quatre bagues scellées sur les premières prémolaires et premières molaires et d’un disjoncteur ou un puissant vérin préfabriqué dont les branches sont ajustées du côté palatin, les bagues sont soudées.
On obtient 1mm d’expansion pour un tour complet de vis.
L’activation se fait en bouche, 2 tours en bouche par jour environ avec une clef à vérin d’arrière en avant.
• Indications
Il est indiqué en cas:
• D’endognathie du maxillaire (avec ou sans DDM) il permet la disjonction de la structure mésio-palatine donc une expansion dans le sens transversale (2mm environ)
II.K. Le quad’hélix
Appareil fixe, simple, d’expansion dont l’indication est l’endo-alvéolie et l’endognathie légère du maxillaire avec un articulé inversé bilatéral.
Il est fait de deux bagues scellés sur les deux premières molaires et d’un fil rond de gros diamètre (0.36) comportant 4 boucles, il est soudé du côté palatin des deux bagues.
Il permet une expansion du maxillaire soit dans sa région antérieure soit postérieure ou en latéralité.
II.L. La rétraction des canines
Indiqué en cas de DDM par macrodontie après extraction de la première prémolaire, la mise en place de la canine, ne peut se faire par un moyen fixe simple, sectionnel, que si la canine présente un axe favorable (apex plus distalé que la couronne) et qu’il n’existe aucune autre anomalie.
Ce dispositif sectionnel comporte des bagues scellées au niveau de la 3, 5, 6 et un arc comportant une boucle de a deux ou trois millimètres en avant des tubes molaires.
La 5 ou la 6 sont solidarisées par une ligature en 8 pour éviter un mouvement parasite mésial de la deuxième prémolaire.
l’arc est recourbé au niveau du tube sur son côté distal, l’activation se fait toutes les trois semaines et va permettre le recule de la canine et sa mise en place dans l’espace d’extraction, on peut associer a se dispositif fixe simple, des élastiques vestibulaires et linguaux afin d’avoir un mouvement de la canine en gression et éviter les mouvements parasites.
II.M. L’arc de base de Ricketts
Indiqué en cas de chevauchement des incisives supérieures et inférieurs ou infraclusie ou supra-clusie.
C’est un arc segmenté ou sectionnel qui solidarise les incisives et les premières molaires, se fait de fil rectangulaire ou carré comporte des décrochements au niveau des canines et prémolaires.
Activé de Tip-back (inclinaison distal de l’arc en direction gingivale)

Les fentes labio-palatines

Les fentes labio-palatines sont des anomalies de développement de la région maxillaire apparaissant au cours de l’embryogenèse.
Les fentes labio-palatines se divisent en:
• Fentes labio-alvéolaires,
• Fentes palatines.
Elles constituent la plus importante des malformations faciales et peuvent être associés à des syndromes polymalformatifs.
Elles présentent des contraintes esthétiques mais aussi socioculturelles importantes, parmi les fentes:
• Les fentes labiales ou labio-alvéolaires,
• Les fentes palatines,
• Les fentes totales (labio-alvéolo-palatines)
II -Rappel embryologique
Vers le 30ème jour de la vie intra-utérine, il y a migration et différentiation des cellules de la crête neurale céphalique pour former 5 bourgeons faciaux à partir desquels s’édifie la face.
Ces bourgeons sont répartis autour du stomodeum (la bouche primitive) en:
• 2 bourgeons maxillaires supérieures.
• 2 bourgeons mandibulaires.
• 1 bourgeon frontal.
Du fait des mitoses actives des cellules qui s’opèrent au sain de ces bourgeons, ces derniers s’accroissent, s’accolent finissent par fusionner pour former la future face.
III- Etiologie
L’hérédité est un facteur prédominant, mais il existe des facteurs prédisposants qui sont:
• La toxicomanie maternelle,
• La fécondation in vitro.
• La prise:
• D’antiépileptique,
• D’hydantoïne,
• De corticoïde à haute dose pendant la grossesse.
• L’alcoolisme parental,
• Les rayons radio,
• Certains virus.
IV -Mécanismes: étiopathogénie
Les fentes sont des neurocristopathies mésencéphaliques, elles sont dues à des troubles de différentiation et de migration des cellules de la crête neurale.
Les bourgeons faciaux ne fusionnent pas et on observe une hypoplasie des tissus bordant la fente.
V- Diagnostic
Détectable à la 20ème semaine de la vie intra-utérine.
Elles imposent une amniosynthèse à la recherche d’un éventuel syndrome polymalformatif associé.
V.A. Fentes labio-alvéolaires
Résultent de l’absence de fusion entre la 4ème et 6ème semaine de la vie intra-utérine du bourgeon nasal
interne et du bourgeon maxillaire.
Cliniquement, on observe:
• Une solution de continuité de la lèvre supérieure.
• On remarque aussi une hypoplasie du cartilage hyalin et un étalement de l’aile du nez et de l’orifice nas
• Si les muqueuses vestibulaires sont intactes, il s’agit d’une fente labiale.
• Si le palais primaire est atteint, on a une fente labio-alvéolaire (elle touche le rebord alvéolaire jusqu’a
foramen incisif).
Les fentes labio-alvéolaires sont uni- ou bilatérales.
Si elles sont bilatérales, il y a toujours une plus étendue que l’autre.
Examen fonctionnel:
• Peu de troubles fonctionnels,
• Sur le plan dentaire, la fente labio-alvéolaire s’accompagne d’un dédoublement ou absence (agénésie) de l’incisive latérale.
V.B. Fentes palatines
Peuvent être isolées ou associées aux fentes labio-alvéolaires.
Elles résultent de l’absence de fusion entre la 6ème et 8ème semaine de la vie intra-utérine, des processus
palatins des bourgeons maxillaires droit et gauche.
Cliniquement, on observe:
• Une discontinuité sagittale du palais secondaire avec communication bucco-nasale,
• Une division du voile du palais,
• La communication naso-buccale engendre des troubles fonctionnels (déglutition, ventilation, phonation),
• Il existe souvent un trouble de la contraction de la trempe auditive,
• Les formes mineures se caractérisent par: Une bifidité de la luette.
V.C. Les fentes totales, labio-alvéolo-palatines
Ce sont les fentes labio-alvéolo-palatines.
Elles peuvent être uni- ou bilatérales et ça peut aller de la lèvre jusqu’à la luette.
On retrouve des perturbations provoquées dans le développement des maxillaires:
• Déplacement et déformation des fragments latéraux (décalage antéropostérieur des fragments): cas les
plus sévères,
• Version antérieure du pré-maxillaire,
• Linguo-version des fragments latéraux avec Endognathie,
• Atrophie de la lèvre,
• Affaissement des os propre du nez,
• Déviation importante du milieu incisif supérieur vers la berge (fente).
VI- Traitement des fentes labio-palatines
C’est un traitement pluridisciplinaire: pédiatre, orthodontiste, pathologiste, prothésiste, psychologue. La prise en charge depuis la naissance à l’âge adulte.
Les techniques modernes opératoires visent à retarder l’intervention chirurgicale initiale et éviter de léser les zones de croissance, respecter la vascularisation des tissus et obtenir des cicatrisations plus souples (sutures esthétiques)
L’orthodontiste quand à lui, doit situer sa prise en charge en fonction des déformations observées.
VI.A. Traitement préopératoire (traitement orthopédique précoce)
Se fait dès la naissance.
VI.A.a. Buts
• Remplace la sangle labiale,
• Rétablir une arcade dentaire harmonieuse,
• Fermer la fente.
VI.A.b. Prise d’empreinte
Se fait avec un porte-empreinte pour nourrisson.
La pâte à empreinte: eugénate, élastomère type "Xantoprène", ce sont des pâtes à empreinte à prise rapide.
Certaines précautions sont à prendre:
• Mettre une compresse sur le porte-empreinte pour éviter que la pâte ne fuse dans les voies aéro-pharyngées.
• Il est préférable de réaliser cette étape en milieu hospitalier en présence d’un réanimateur.
• La tête du nourrisson est basculée vers le bas et en avant.
VI.A.c. Confection de l’appareillage: orthèse
Plaque palatine en résine (nouveau matériau en silicone) d’épaisseur n’excédant pas les 2mm.
L’appareil englobera les tubérosités, les crêtes alvéolaires et remonte dans le vestibule, parfois on
y adjoint un vérin médian (pour suivre la croissance).
VI.A.d. Contrôle de l’appareillage
- Tous les mois, pour procéder à des meulages, le vérin est activé 1/4 de tour à chaque consultation.
- A la moindre instabilité de l’appareil, ce dernier sera remplacé.
- On surveille tous les 8 à 10 jours.
- Les résultats sont obtenus tous les 2 à 3 mois.
VI.A.e. Rôle et avantages de l’orthèse
• S’oppose au passage de la pointe de la langue dans la fente (surtout lors de l’alimentation),
• Permet une alimentation correcte,
• Rétablit la succion,
• Facilite la fermeture de la voûte.
Cette plaque reste en place jusqu’à la fermeture chirurgicale de la voûte et maintenu 3 à 4 semaines après la chirurgie.
VI.B. Traitement chirurgical
VI.B.a. La chéiloplastie
Intervention primaire des fentes labiales, consiste à restaurer plus ou moins la lèvre pour assurer le repositionnement musculaire aussi précis que possible des muscles naso-labiaux pour une bonne fonction labiale.
VI.B.b. Rhinoplastie
Remédie aux pertes de substance du nez (pour éviter les infections).
VI.B.c. La véloplastie ou staphyloraphie
Elle se fait au niveau du voile du palais.
Suturer les muscles pour fermer la division du voile en allant jusqu’à la luette.
Au niveau du palais dur, chirurgie de la fente osseuse: rapprocher les bords de la fente pour compenser l’aplasie osseuse.
VI.B.d. Urano-staphyloraphie
C’est la fermeture labio-alvéolaire:
Il est essentiellement chirurgical (durant la première année de la vie) la technique est celle de la chirurgie physiologique (par "Delair").
VI.C. Traitement orthodontique
- Traitement orthodontique de la fente labio-alvéolaire: corriger les dystopies, faire des extractions pilotées.
- Se méfier des appareils amovibles (peuvent altérer la croissance).
- Un suivi orthophonique.
Remarque :Tout ça chez les jeunes patients.
Chez le jeune adulte, il est généralement prévu une intervention post-orthodontique sur les bases osseuses
ou une chirurgie plastique.
VII- Traitement des fentes palatines
Phase d’orthopédie précoce (dès les 18 premiers mois)
On place une plaque en résine molle jouant le rôle d’obturation vélo-palatine et permettant l’abaissement de la langue.
Cette plaque induit une réduction de la fente par stimulation de la croissance des berges.
Entre le 18ème et 36ème mois: véloplastie (fermeture chirurgicale du voile)
Entre 5 et 8ans: deuxième intervention pour obturer le palais.
Actuellement, on n’utilise pas de greffe osseuse car elle bloque la croissance transversale des maxillaires.
Remarque Contôle
L’appareil amovible doit être contrôlé de très près pendant l’enfance et est parfois contre indiqué.
Il est actuellement préférable d’utiliser une orthodontie par appareil fixe multibague qui sera complété par le traitement chirurgical orthognathique chez le jeune adulte (15 à 16ans).
Une chirurgie plastique secondaire est quelques fois nécessaire vers 18 à 19ans.
VIII- Traitement dentaire des fentes
Entre 5 et 7ans en général.
• Traitement orthopédique:
Replacer les maxillaires en bonne position:
• Transversale: plaque + vérin ou Quad d’hélix ou disjoncteur,
• Antéropostérieur: masque de Delair (corriger la rétrognathie), plaque + vérin ou un vérin en "Y"
(antéropostérieur + transversal)
• Traitement orthodontique:
• Alignement dentaire multiattache pour corriger la dysharmonie par macrodontie, dents incluses,
• Contention,
• Eventuellement, restauration prothétique.
IX -Conclusion
Le traitement de la fente est un traitement de longue durée.
La phase orthodontique consiste à guider l’éruption dentaire et à traiter les anomalies dentaires associées sans altérer la croissance résiduelle des maxillaires et réserver la correction des décalages osseux important à la chirurgie orthognathique.
Elle dépend de l’importance des séquelles liées à la fente, de la date de prise en charge et du protocole
d’intervention choisie par l’équipe soignante.
Le rôle d’accompagnement psychologique de l’adolescent par l’orthodontiste est particulièrement important.
L’avenir est pour la prévention, pour éviter les troubles esthétiques et fonctionnels qui perturbent le devenir social de l’enfant.

Les grands syndromes pathologiques à répercussio Orthodontique

Certaines pathologie congénitales ont une répercussion sur l’organisme, ces malformations sont exceptionnels et les traitements orthodontiques rares.
Parmi ces syndromes, on compte les anomalies de:
• l’organogenèse et de,
• la morphogenèse.
II- Anomalies de nombre
II.A. Anomalies par défaut: Agénésies
Isolées ou multiples, touchant une dent ou plusieurs, dent de sagesse, deuxième prémolaire inférieure, incisive latérale supérieure, incisive latérale inférieure.
• Isolées: uni- ou bilatérale: incisive latérale supérieure.
• Multiples: oligodontie= achrodontie,
Origine:
• Atteinte épidermique ou du système nerveux central,
• Exogène: atteinte placentaire, rubéole, irradiation.
II.B. Anomalies par excès
II.B.a. Dent surnuméraires, supplémentaire
S’observe au maxillaire et à la forme d’une dent normalement constituée ou sous forme d’une dent surnuméraire de forme atypique conoïde: mésiodens, odontome.
II.B.b. Anomalies par excès multiple
Constitue l’un des signes des grands syndromes faciaux.
1- Dysostose cléïdo-crânien
- Hypoplasie du massif facial.
- Persistance anormale des dents temporaires chez l’adulte.
- Retard d’éruption et dents surnuméraires en occlusion.
2- Syndrome oro-digito-facial
Caractérisé par:
- Langue polylobée,
- Division palatine,
- Hypoplasie de l’émail,
- Dents surnuméraires,
- Anomalies des extrémités des doigts.
III- Anomalies de la morphogenèse
Atteinte de la structure dentaire (émail, dentine…) ainsi que sa structure et forme, touche uniquement le système dentaire ou être associée à d’autres anomalies.
III.A. Anomalies de structure
III.A.a. Hypoplasie de l’émail
- Amélogenèse imparfaite.
- Atteinte des dents temporaires et permanentes, émail a teinte brune, friable, peu calcifiée.
III.A.b. Anomalies de la dentine
Dentinogenèse imparfaite de Cap de pont:
- Dents de petit volume,
- Les couronnes à teinte ambré et diminues progressivement au fil des année jusqu’à devenir un moignon ou un plateau dentaire au ras des gencives,
- Les racines sont petites donnant une image en “clou de girafe”.
III.B. Anomalies de forme
Isolées: Tubercule de Karapeli:
- Il est en forme de perle,
- Fusion des deux germes racine et couronne
- S’observe dans la région incisive supérieure.
- De caractère héréditaire transmissible.
III.C. Anomalies de plusieurs dents
III.C.a. Microdontie
En général généralisée,
- Diastèmes multiples,
- S’observe dans les membres de la même famille,
- Peuvent être associés à des agénésies ou syndromes malformatifs.
- Anomalies très récidivantes.
III.C.b. Macrodontie
Localisée à une dent (incisive centrale supérieure, molaire) ou touche l’ensemble de la dent et on parle de dyshormonie-dento-maxillaire par macrodontie.
III.C.c. Anomalies associées
1- Syndrome de Cauhepe et Fieux
Caractérisé par:
- Articulé croisé unilatéral,
- Endoalvéolie supérieure,
- Latérodéviation fonctionnelle,
- Les points inter-incisifs coïncident au repos mais dévié en RC, persistante déglutiti infantile, interposition bilatérale de la langue entre les molaires supérieures et inférieures.
2- Syndrome de Succer-type
- Béance incisive,
- Proalvéolie supérieure avec ou sans diastèmes,
- Mésioposition supérieure,
- Légère rétrognathie mandibulaire,
- Endoalvéolie alvéolaire supérieure,
- Déglutition avec pulsion linguale.
3- Syndrome de Robin
C’est la rétromandibulie primitive, caractérisée par:
• Rétrognathie inférieure vraie,
• Endognathie supérieure,
• Supraclusion incisive,
• Infra-alvéolie molaire.
4- Syndrome de la classe II division 2
• Rétroposition molaire,
• Birétroalvéolie inférieure et supérieure,
• Supraclusion incisive très importante,
• Vestibuloversion des incisives latérales supérieures.
5- Béance squelettique grave
Augmentation de la hauteur de l’étage inférieure de la face ou hyperdivergeance, toujo d’origine héréditaire, on retrouve une cause locale: interposition linguale.
IV- Anomalies héréditaires des bases maxillaires
IV.A. Prognathie mandibulaire hypertrophique
A caractère dominant évolutif, de mauvais pronostic.
La cause est l’hérédité primaire car la mandibule est plus longue et placée trop en avant.
IV.B. Hypoplasie de la mandibule
Aspect de profil d’oiseau, ce qui constitue la dysostose mandibulo-faciale franceschetti (diminution de hauteur de la branche montante)
IV.C. Fentes maxillaires
Isolées ou associées, on distingue:
• Fentes labio-palatines isolées,
• Fentes labio-palatines unilatérales ou bilatérales totales,
• Fentes associés à des syndromes malformatifs.
IV.D. Crâniosténose
Malformations maxillaires associées à des malformations crâniennes d’origine héréditaires provoquées par une fermeture précoce des fentes primaires et des sutures.
IV.E. Dysostose crânio-faciale de Crozon
Impression digitiforme sur toute la voûte crânienne, bosse crânienne, occi-céphalo-strabisme avec trouble de la vision,
A l’âge adulte devient:
• Nez en forme de bec de perroquet,
• Hyperplasie de Huax,
• DDM par macrodontie, béance antérieure,
• Dysplasie de l’émail.
IV.F. Thalassémie
Infection hématologique avec syndrome anémique sévère et on retrouve:
- Une crânio-dolicho-céphalie,
- Développement exagérés des bosses frontales et pariétales,
- Développement du maxillaire supérieur,
- Protrusion du profil sous-naso-labial,
- Mandibule en retrait,
- Exoalvéolie supérieure,
- Couronne dentaire normale avec racine courte.

Récidive et contention

 

La récidive
- C’est un retour partiel ou complet à la dysmorphose originelle.
- La contention désigne l’appareil ou les procédées (moyens) destinées à prévenir la récidive.
I.B. Les récidives les plus fréquentes
I.B.a. Récidives dentaires
• La correction de malpositions unitaire (dent en rotation…)
• La correction de l’encombrement dentaire primaire supérieur ou inférieur.
I.B.b. Récidives alvéolaires
• Correction par remodelage de l’os alvéolaire des secteurs postérieurs, latéraux et antérieurs (anomalies traitées par expansion)
• Correction thérapeutique des versions ou des gressions dans les 3 plans de l’espace:
• Pro- et rétroalvéolie antéropostérieure,
• Infra- et supraclusie,
• L’Endoalvéolie, contrairement à l’exoalvéolie qui ne récidive pas.
I.B.c. Récidives squelettiques
• Correction de la classe II, quelques soit la responsabilité, maxillaire ou mandibulaire:
• Propulsion mandibulaire,
• Rétraction maxillaire.
• Correction de la classe III: responsabilité mandibulaire:
• Masque de Delair, le maintenir 3 mois sans l’activer pour fixer les dents.
• Même la chirurgie orthognathique
Mauvaise finition des traitements (faite avec les arcs idéaux):
• Instabilité occlusale, absence de guide antérieur
• Persistance des facteurs étiologiques: déglutition infantile
• Déséquilibre orthodontique: mauvaise répartition des forces
• Développement post-orthodontique: croissance résiduelle, DDS, augmentation de la tonicité
labiale avec l’âge (chevauchement et rétroalvéolie)
II- La contention et maintenance
II.A. Principes de la contention
- Elle doit être immédiate: au moment de la dépose de l’appareil,
• La récidive est maximale après deux heures,
• Importante dans les cinq premières heures,
• Ensuite elle devient modérée.
- Doit être adaptée à son objectif.
- Prolongée: attendre la fin de la croissance, la stabilité musculaire.
- Fixée si possible.
II.B. Dispositifs
• Contention primaire:
• Plaque de Hawley maxillaire et/ou mandibulaire.
• Gouttière en résine autopolymérisable ou thermo formée.
• Plaque de Sved: récidive de la supraclusie.
• Fils linguaux ou vestibulaires collés.
• Le tooth-positionner (gouttière en silicone): contention active.
• Atelle.
II.C. La surveillance
Chez certains patients, une rééducation est parfois nécessaire pendant et après la contention: orthophonie…
• Surveiller la croissance mandibulaire et mentonnière jusqu’à la fin de la croissance et même après la in de la contention (car la croissance mandibulaire est tardive)
• Surveiller l’évolution des dents de sagesse.
III – Maintenance
C’est l’ensemble des opérations permettant de conserver les résultats obtenus par le traitement orthodontique:
• Comprend la contention et la surveillance du patient sur les plans dentaires et fonctionnels.
IV- Conclusion
Le type de la contention et sa durée serait fonction de la dysmorphose à traiter et l’âge, la durée peut varier entre

Les critères de fin du traitement en ODF

Pour qu’un traitement orthodontique soit réussi ; une fois fini, il doit obéir à des critères sans lesquels, le traitement serait incomplet et voué à la récidive.
Ceci amène d’ailleurs souvent les patients à consulter de nouveau pour différents problèmes tels que des troubles de l’ATM, bruxisme, récidive… qui surgissent après un traitement orthodontique.
Ces états de fait sont la conséquence d’une dysharmonie dans les rapports d’occlusion et donc d’une discordance entre la fonction mandibulaire et l’agencement occlusal établi par l’orthodontiste.
II- Rappel sur les objectifs de traitement en ODF
Un traitement orthodontique est considéré fini s’il a atteint ses objectifs ; qui sont:
II.A. Objectifs occlusaux
Il s’agit d’assurer une fonction occlusale optimale "l’harmonie occlusale" aussi bien à l’état statique que
dynamique.
II.A.a. RC et ICM
La concordance entre les deux positions constitue la relation maxillo-mandibulaire la plus favorable à l’établissement d’une bonne occlusion.
La recherche de cette concordance est un objectif primordial en orthodontie.
II.A.b. Agencement intra-arcades
Trois critères essentiels doivent être respectés:
• Les crêtes proximales au même niveau,
• Les axes dentaires en fin de traitement doivent être parallèles (sur radio panoramique),
• Nivellement de la courbe d’occlusion.
II.A.c. Relations inter-arcades
1- Statiques
• Relation de classe I (idéale à atteindre),
• Relation de classe II thérapeutique,
• Relation de classe III thérapeutique, à rejeter autant que faire se peut.
2- Cinétique
• Mouvement de propulsion: désocclusion immédiate et totale des molaires
• Mouvement de latéralité: fonction canine ou fonction de groupe et pas de contact du côté non-travaillant.
II.B. Objectifs esthétiques
Rechercher:
• Une harmonie du visage,
• Un alignement des dents "harmonie dentaire", c’est le premier devoir du praticien et aux yeux du patient, c’est le seul objectif du traitement.
II.C. Objectifs fonctionnels
Amélioration de la respiration nasale, phonation…
II.D. Objectifs particuliers
• Améliorer les conditions d’une restauration prothétique.
• Créer des conditions favorables au traitement des parodontopathies.
III- Analyse occlusale
Une fois le traitement orthodontique actif terminé, il est nécessaire de faire une analyse occlusale pour pouvoir envisager par la suite une équilibration occlusale post-orthodontique (très souvent nécessaire en fin de traitement)
Cette analyse doit permettre de localiser les défauts qui perturbent la fonction, elle se fait sur des modèles d’étude montés sur articulateur semi-adaptable et comporte:
• Un examen des arcades séparées, dents, forme, état…
• Analyse de la courbe de Spee,
• Analyse de la courbe de Wilson,
• Analyse de l’hygiène et état parodontal;
• Etude de l’occlusion en ICM,
• Etude de l’occlusion en RC,
• Recherche éventuelle de décalage entre RC et ICM (la différence entre ces deux positions ne doit pas excéder 2mm),
• Recherche d’une déviation du chemin de fermeture avec mise en évidence de prématurités qui peuvent être responsables de la déviation.
• Recherche de la protection canine ou protection de groupe,
• Etude du déplacement condylien qui doit être symétrique sans craquements ni douleurs.
IV- Les critères proprement dits d’un traitement réussi
Les critères auxquels doit obéir la fin d’un traitement orthodontique sont:
• Objectifs de traitement atteints: l’orthodontiste aura fini son traitement d’ODF si les objectifs qu’il s’est assigné en début du traitement sont atteins,
• Disparition de l’anomalie initiale,
• Disparition de l’étiologie,
• La continuité des contacts dentaires doit être respectée,
• Toutes les dystopies doivent être corrigées,
• Les racines doivent avoir un bon parallélisme au niveau des sites d’extraction,
• Tenir compte de la position des incisives inférieures qui assurent la stabilité occlusale et esthétique,
• Intercuspidation correcte à droite et à gauche, condyles en RC, OB et OJ corrects,
• Plan occlusal relativement plat,
• Chemin de fermeture droit,
• Liberté des mouvements fonctionnels,
• Juger du degré de nocivité des dents de sagesse,
• L’ensemble: muscles, ATM et arcades en harmonie (équilibre) à la fois au repos qu’au cours des différentes fonctions

Equilibration occlusale post-orthodontique

Equilibration occlusale post-orthodontique

Après un traitement orthodontique, certaines situations nécessitent le recours à l’équilibration occlusale.
En effet parmi les objectifs de traitement auxquels nous devons répondre, figurent les critères qui vont garantir la fonction occlusale, et donc une meilleure stabilité des dents dans leurs nouvelles positions aussi bien sur le plan statique que dynamique.
II- Définition
C’est la correction de certaines anomalies mineurs ou apparentes secondairement: récidive d’un encombrement, mouvement indésirables (égression, rotation…) qui peuvent perturber l’occlusion et compromettre la stabilité des résultats post-orthodontiques.
III- Buts de l’équilibration occlusale post-orthodontique
Améliorer la fonction occlusale avec:
• Suppression des anomalies persistantes,
• Suppression des interférences,
• Améliorer la cinétique mandibulaire et protéger les ATM,
• Améliorer les relations intra- et inter-arcade,
• Empêcher la récidive ou diminuer les risques.
IV- Indications
• Elle est systématique chez l’adulte,
• Lorsqu’en fin du traitement, il existe un décalage entre RC et ICM supérieur à 2mm,
• Lorsqu’il persiste des prématurités,
• Lorsque les dernières molaires n’ont pu être incorporées dans le dispositif multiattache et qu’elles présentent des prématurités importantes particulièrement du côté non travaillant.
• Lorsque le traitement orthodontique a conduit à une occlusion de Classe II et Classe III.
• En l’absence d’extraction ou en cas d’extraction unilatérale, unimaxillaire.
• Lorsqu’il persiste des diastèmes, absence de continuité des arcades, absence de points de contact, avec possibilité de récidive, de tassement alimentaire et d’atteinte parodontale.
V- Equilibration occlusale
- Elle se fait régulièrement 3 à 4 mois après la dépose de l’appareillage servant de contention.
- Elle nécessite une analyse occlusale approfondie.
Il faut procéder à l’examen des arcades séparées puis en occlusion et étudier la cinétique mandibulaire.
V.A. Agencement intra-arcade
Il faut étudier:
• Les positions des dents (continuité des arcades assurées par des points de contacts interproximaux).
• Les crêtes proximales doivent se trouver au même niveau.
• Etudier la courbe de Spee a concavité supérieure.
• Les axes dentaires en fin du traitement doivent présenter un certain degré de parallélisme, le contrôle des axes dentaires doit être effectué à l’aide d’une radio panoramique au stade terminal du traitement actif.
• Etudier la situation des freins.
V.B. Relation inter-arcade
Elles sont analysées en ICM, en RC et lors des différentes excursions de la mandibule.
V.B.a. Relation statique
L’occlusion est normalement engrenante avec antérieurement le recouvrement et le surplomb incisif.
L’ICM est une situation dans laquelle les deux arcades présente le maximum de contact.
L’occlusion idéale est la classe I canine et molaire d’angle.
- Le traitement peut aboutir à une classe II thérapeutique après extraction des 14 et 24 ou à une classe III après extraction des 34 et 44.
Ceci peut perturber les rapports physiologiques cuspides-embrasures ou cuspide-fosse centrale ou marginale.
V.B.b. Relation cinétique
1- Choix de position de référence
La position de repos est très variable de même que la position d’ICM, c’est la RC qui est utilisée comme position de référence, c’est la plus satisfaisante car la plus précise et la plus facile à déterminer.
La recherche de la RC doit faire partie intégrante du diagnostic et doit être repérée tout au long du traitement.
En effet, les condyles doivent être placés dans une position optimale au niveau des cavités glénoïdes, ceci va contribuer à une meilleure équilibration occlusale.
Dans le cas contraire, on peut aboutir à un échec thérapeutique avec risque de récidive, risque de parodontolyse, d’abrasion, mobilités dentaires, troubles au niveau des ATM.
La RC est définie par la position la plus reculée, non forcée des condyles dans les cavités glénoïdes.
2- Mouvement de propulsion
Lors des mouvements de propulsion, la mandibule est conduite antérieurement par la pente incisive et postérieurement par la pente condylienne.
Au cours de ce mouvement, le condyle avance et s’abaisse, il n’y a pas de contact inter-dentaire au niveau des secteurs latéraux et postérieurs.
La pente incisive est guidée par les faces palatines des incisives supérieures, elle décrit un trajectoire qui va de l’arrière vers l’avant et de haut en bas.
Le guide incisive doit permettre une désocclusion immédiate et totale de toutes les dents postérieures.
L’orthodontiste doit construire une pente incisive suffisante pour éviter les interférences postérieures (2 à 3mm d’OB), ceci protégera les condyles et évitera les pathologies comme le craquements et la douleur.
3- Mouvement de latéralité
Au cours de ces mouvements qui vont de l’ICM, il y a un côté travaillant et un côté non travaillant.
Une fonction de protection canine, ou une fonction de groupe (canine et incisive) destinée protéger le parodonte lors de ces mouvements.
Lors des mouvements de latéralité, du côté travaillant le condyle se déplace du côté extern si la désocclusion concerne des dents postérieures des deux côtés travaillant ou non travaille on parle de protection canine, si du côté travaillant plusieurs dents y compris les canines guident la fonction latérale depuis l’ICM jusqu’au bout à bout, il s’agit de fonction groupe av absence de contact non travaillant.
VI-Technique d’équilibration
L’équilibration occlusale commence déjà au cours du traitement actif, elle consiste à contrôler l’occlusion tout au long du traitement (mouvements parasites, régression, version, rotation)
Il est nécessaire de contrôler les rapports des cuspides d’appuie avant la dépose de l’appareillage, il est facilement réalisable sur moulage, dans la technique ___ grâce aux arcs idéaux qui vont permettre la coordination des arcades, ceci grâce au courbures du premier, deuxième ou troisième temps.
VI.A. Troisième temps: gouttière
L’utilisation d’un tooth-positionner ou gouttière occlusale réalisée en résine molle, en caoutchouc ou en silic transparent.
La gouttière est placée en fin de traitement par rapport à l’occlusion idéale.
Indications de la gouttière, elles sont multiples:
• Permet la fermeture d’espace résiduel (diastème, espace laissé par les bagues molaires et prémolaires)
• Coordonne les deux arcades (correction des anomalies mineures),
• Améliore les faibles inclinaisons axiales,
• Améliore l’engrenement cuspidien,
• Permet une équilibration sans moulage,
• Maintien le résultat obtenu après traitement (contention active).
VI.B. Quatrième temps: stripping
Le stripping permet de réduire la largeur mésiodistale des dents (strips abrasifs ou disque) après suppression
totale des appareils, ceci permet de:
• Réduire le risque de récidive des chevauchements (traitement sans extraction),
• Supprimer le léger chevauchement persistant
• Améliore les rapports d’arcade et l’esthétique du sourire
• Se pratique surtout sur les dents antérieures, canines et incisives
Le stripping tient compte d’un certain nombre de facteurs:
• L’anatomie de la dent,
• Type de la malocclusion,
• L’état et l’épaisseur de l’émail.
VI.C. 5ème temps: équilibration par meulage
Il s’agit de favoriser une ICM optimale par suppression des interférences occlusales.
Cette méthode tient compte des différentes positions mandibulaires, pour cela, on utilise du papier à articuler et fraise diamantée montée sur turbine.
VI.C.a. Méthode directe
Le meulage se fait directement en bouche et consiste à régler les interférences lors des différente
positions mandibulaires (RC, propulsion et latéralité).
On procède à un meulage à minima par petites touches légères, ceci se fera durant plusieurs phase
à la suite d’une étude occlusale approfondie.
VI.C.b. Méthode indirecte
Elle se fait pour les cas complexes nécessitant un meulage plus important.
Elle consiste à réaliser un meulage sur les modèles en plâtre avant de le réaliser sur les dents, ceci
pour éviter de mutiler l’élément dentaire.
Cette méthode nécessite une prise d’empreinte supérieure et inférieure avec plaque de cire d’occlusion en relation centrée, montage sur articulateur avec enregistrement des positions mandibulaires, réalisation des meulages indiqués puis transfert en bouche.
Quelque soit la méthode, le meulage doit être réalisé 4 à 6 mois après la dépose du dispositif de contention, il s’agit d’un complément de traitement orthodontique, mais ne doit pas être systématique

La croissance de complexe cranio_faciale

skull-anatomy
Selon les travaux de BROADBENT la face dans son ensemble se déplace en bas en avant, suivant une direction générale qui part de centre de la celle turcique jusqu’au point gnathion (situe au niveau de la symphyse mentonnière).
Les principaux plans qui sont à la base de ces travaux sont les suivant : plan nasal, plan occlusal, plan mandibulaire. Ces plans se déplaçant parallèlement entre eux.
La croissance de la face dans le sens transversal :
La face se déplace pendant les premières années de la vie dans le sens transversal en plus grande proportion que le sens vertical.
La distance nasion-menton représente à la naissance 70% de la distance bizygomatique puis 80% à 5 ans et enfin 87% à l’age adulte. La largeur de la face garde la même proportion avec sa profondeur, la largeur canine atteint son maximum vers l’age de 9 ans
La croissance de la face dans le sens antéropostérieur ou sens sagittal :
D’après les auteurs, il y a une indépendance de développement entre le maxillaire supérieur et la mandibule dans l’espace, dans le temps et en quantité. Le maxillaire supérieur aura tendance à ce déplacer en bas et en haut, alors que la mandibule va faire son déplacement en bas et en avant. L’harmonie entre les deux bases va se réaliser grâce à la croissance de rattrapage des procès alvéolaire, il y aura réajustement des proportions : et harmonisation des 2 pièces squelettiques.
Rappelons que le nouveau né présente toujours une rétromandibulie et grâce à la fertilité de la croissance mandibulaire par rapport à celle du maxillaire supérieur le profil devient plus harmonieux.
La croissance de la base du crâne :
La base du crâne comprend : l’ethmoïde, sphénoïde, l’occipital et une partie du frontal et une partie du temporal.
a- accroissement en longueur : dans le sens sagittal ou antéropostérieur (revoir le schéma des sutures). La majeur partie de la croissance dans se sens se fait avant la naissance, et juste après celle ci la plupart des sutures vont se fermer, seule la synchondrose sphéno-occipitale et la septa-ethmoidal sont active jusqu’à l’age adulte des phénomènes de remodelage s’observe quelque peu, permettant la formation des arcades sourcilière, orbitaire et des sinus frontaux.
b- Accroissement en largeur : il se fait grâce aux sutures orientées dans le sens de la largeur et principalement avant la naissance celle-ci se forme très taux, 3 ans à partir de la naissance ne subsistera que des phénomènes de remodelage.
L’accroissement du complexe NASO-MAXILLAIRE :
Le complexe naso-maxillaire comprend 5 os : c’est le maxillaire supérieur, os palatin, malaire, les os propre du nez et enfin le vomer, les 4 premier os sont pairs par contre le vomer est unique.
a- accroissement en largeur : la croissance va se faire par le jeu des sutures sagittales qui sont ; la suture inter , la suture inter maxillaire, la suture interpalatine, l’accroissement va se faire aussi par remodelage (phénomènes d’appositions_résorptions).
Après 5 ans les sutures sont synostosées (inactivés) l’élargissement du palais va se faire à partir de ce moment là grâce a un allongement divergent de l’arcade avec l’apparition des dernières molaire.
La suture palato médiane n’est synostosée qu’à l’age adulte permettant ainsi son utilisation pour une action orthopédique éventuelle grâce à un appareil d’O.D.F.
La suture maxillo-malaire ainsi que le remodelage participe aussi à l’augmentation de la largeur bizygomatique.
c- accroissement en hauteur et en longueur : il se fait grâce aux sutures suivantes
- la suture FRONTO-MAXILLAIRE.
- La suture MAXILLO-MALAIRE.
- La suture ZYGOMATO-MALAIRE.
- La suture PTERYGO-PALATINE.
- La suture PREMAXILLO-MALAIRE, la suture PALAINE transverse, celle-ci est active toute la vie.
L’accroissement en longueur et en hauteur serait sous l’influence du septum nasal et des phénomènes de remodelage fonctionnelles : la zone antéroinférieure du maxillaire supérieur se résorbe au fur et à mesure de la poussé sagittale ce qui rend cette région encore plus saillante.
a)- la voûte palatine : plate à la naissance elle va s’éloigner progressivement du plancher de l’orbite et devenir plus concave lors de l’édification des procès alvéolaires et grâce aussi aux phénomènes de remodelage.
b)-les orbites : ils atteignent leur volume définitif à 3 ans.
c)- les sinus maxillaires : se forment au moment de l’éruption des dents temporaires et ils auront une action modelante sur les régions osseuses environnantes
d)- le nez : sa croissance dépend du complexe septo_ethmoidal, il atteint sa taille définitive juste après la puberté.
e)- les tubérosités : elles font son apparition par phénomène de remodelage qui permet la mise en place de la 2eme et 3 eme molaire.
f)- les procès alvéolaires : il se développent grâce à une apposition osseuse considérable ce qui permet l’édification des arcades dento-alvéolaires, ces procès jouent un rôle de rattrapage entre le maxillaire supérieur et la mandibule.
La croissance de la mandibule :
C’est le seul os mobile du complexe cranio-facial à ce caractère particulier d’avoir une origine membraneuse tout en ayant des cartilages secondaires.
La mandibule est reliée à la base du crâne par l’intermédiaire des cavités glénoïde sa partie postérieure, ces cavités se déplacent en bas et arrière au cours de la croissance.
La croissance de la mandibule doit être plus important que celle du maxillaire afin d’aboutir à une harmonie entre les deux parties osseuses.
Accroissement en largeur de la mandibule :
a la naissance cet accroissement va se faire grâce à la suture inter symphysaire dont l’activité va cesser dés la première ou deuxième année de la vie post natale.
L’élargissement de la mandibule va alors se faire grâce à l’allongement orienté d’une manière divergente de cette pièce squelettique.
Accroissement en longueur de la mandibule :
D’après la majorité des auteurs il semblerait que le cartilage condylien joue un rôle principal dans l’accroissement en longueur de la mandibule.
Accroissement au niveau de la branche montante ou ramus :
Il se fait grâce aux phénomènes de remodelage apposition en arrière et résorption en avant en avant permettant l’évolution ultérieure de dernières molaires sur l’arcade, le phénomène d’apposition étant plus important que celui se la résorption la, branche montante va alors reculer et s’épaissir.
Accroissement au niveau du corps mandibulaire ou branche horizontale :
L’accroissement va se faire aussi grâce au phénomène de remodelage entraînant un allongement du corps mandibulaire avec une apposition plus importante au niveau du menton rendant celui_ci plus saillant après la puberté.
Accroissement en hauteur :
La branche montante ; courte à la naissance s’accroît grâce à l’activité condylienne d’abords puis remodelage osseux donnera sa forme définitive à la tête et au col du condyle. Cet accroissement va déterminer la dimension verticale de l’étage inférieure en même temps que longueur totale de la mandibule.
CROISSANCE ET DEVELOPPEMENT DES
PROCES ALVEOLAIRE ET
ETABLISSEMENT DE LA DENTURE.
En même temps que la croissance osseuse et celle des parties molles a lieu le développement dentaire et celui du système alvéolaire qui le rattache aux maxillaires.
Du point de vue embryologique :
La lame dentaire primitive est une formation épithéliale. Elle pénètre dans le conjonctif sous jacent en émettant des digitation assez régulièrement espacées. Chaque digitation est à elle-même double (germe de la dent temporaire et de la dent de remplacement).
A la 16eme semaines de la vie intra utérine, une autre digitation apparaît dans la partie postérieure ; elle donnera naissance aux germes des trois molaires permanentes.
A la 10eme semaines les digitation ou bourgeons dentaires vont prendre la forme d’une cupule soit chaque bourgeon reste rattaché à la lame par un pédicule (tissu épithéliale) ; celui-ci va peu à peu s’amenuiser au fur et à mesure que le follicule dentaire se développe, et il ne subsistera plus que quelque d’élus épithéliale.
Dans le tissu mésenchymateux sous jacent, va se différencier du tissu conjonctif pour aboutir à la formation de la pulpe dentaire.
Chaque type de tissu donnera par la suite des cellules extrêmement différenciés (améloblastes et odentoblastes) qui permettrant l’élaboration de l’émail et de la dentine.
La racine dentaire, elle se forme à partir d’un anneau épithélial entourant le tissu odentogéne.
Le parodonte sera en même temps élaboré à partir du tissu conjonctif.
Croissance dentaire :
Lors de sa formation, le follicule dentaire, en même temps qu’il se minéralise, effectue un mouvement en profondeur qui le rapproche de la partie conjonctive la plus vascularisée.
Une fois la couronne vélarisée et le début de la formation de la racine déclenché, le germe dentaire va subir un second mouvement ascensionnel.
En fait ce mouvement n’est pas pour uniquement vertical. Le germe subit diverses modifications. Ainsi nous avons un mouvement avial en direction occlusale. Un mouvement de translation et même de version autour d’un axe transversale et un mouvement de rotation autour d’un axe horizontal.
Tous ces mouvements ajoutés à la croissance osseuse et alvéolaire coroomitantes vont déplacer les germes dans le sens linguovestibulaire et aussi médial (rapprochement de la ligne médiane) tout on les écartant les uns des autres. L’une dite pré clinique et l’autre cliniquement visible. L’une dite pré clinique et l’autre cliniquement visible.
Formation et croissance des arcades dentaires :
L’os alvéolaire apparaît dés le 4eme mois de la vie intra utérine. Il n’existe que si la dent existe. Il naît, vie et meurt avec la dent. Il se forme par apposition périostique au dessus de l’os basale sans que, cependant, aucune limite anatomo histologique ne vienne le différenciée du tissu osseux basal.
Pendant le mouvement d’éruption de la dent, s’édifice alvéolaire subit un remaniement par apposition sur la face interne et résorption sur la face externe qui veut permettre un déplacement vestibulaire et occlusal du germe.
Ainsi se forment les arcades temporaires qui prennent une forme semblable à celle de l’os qui les supporte c’est-à-dire hémicirculaire.
Rapport des crêtes alvéolaire entre elles :
Pendant la vie intra utérine, la crête inférieure est en retrait de la crête supérieure. Ce rapport se maintient à la naissance es raison de la rétrognathie mandibulaire.
Dans le sens vertical les crêtes sont séparées du niveau de la partie antérieure afin de permettre le passage de la pointe de la langue, qui est volumineuse à ce stade.
Mécanisme de l’éruption dentaire :
Ces théories expliquant ce mécanisme sont nombreux. Plusieurs facteurs seraient responsables. Nous retiendrons le rôle important joué par le tissu pulpaire et de la circulation sanguine au niveau de l’apex et du sac dentaire de la dent de remplacement.
De plus le gubermaculum dentis (reliquat épithélial) semble jouer un rôle dans le guidage de la dent.
La couronne fait son éruption dans la cavité buccale lorsque la 2/3 de la racine est formées et son orientation dépend alors de son environnement musculaire.
Chronologie de l’éruption dentaire temporaire :
La minéralisation débute par les incisions (au 5eme mois de la vie intra utérine). A la naissance pratiquement toutes les couronnes sont calcifiées (en grande partie pour les canines et prémolaire).
L’éruption commence par celles des incisives.
Incisives centrales et latérale : (entre 6 et 12 mois)
Canine entre 18 et 24 mois
1ere molaires entre 12 et 18 mois
2eme molaires entre 24 et 30 mois
Donc tous les 6 mois, apparaît une catégorie de dents avec priorité pour les dents de la mandibule (sauf latérales).
Denture permanente :
Le mécanisme de l’éruption, simple pour la denture temporaire, se complique pour la denture permanente puisqu’il est nécessaire qu’un phénomène biologique particulier ait lieu auparavant.
La rhizalyse des dents temporaires :
Le germe de la dent de remplacement, pour trouver une place sur l’arcade devra auparavant résorber la racine de la dent temporaire qu’il trouve sur son chemin.
Le processus de résorption a lieu sur le pourtour radiculaire et dans la cavité pulpaire.
Cette résorption est la plus importante au niveau le plus proche du sac péricouronnaire et finit par atteindre la totalité de la racine. La dent ne tient plus alors que par quelques faisceaux de ligament et va finir par faire sa chute.
Chronologie de l’éruption : la minéralisation débute par la 1ere molaire pendant la vie intra utérine (cuspides) ainsi que celle des incisives, puis vont suivre les canines, prémolaires et les 2eme molaires (après 3 ans) les dents de sagesse après 7 ans.
La minéralisation de la racine n’a lieu que 3 ans après l’éruption
Tableau : Chronologie de l’éruption.
Incisive centrale
Incisive latérale
Canine
Première prémolaire
Deuxième prémolaire

Première molaire
Maxillaire
7 ans à 7 ans et1/2
8ans à 8 ans et1/2
11 ans à 11ans et1/2
10ans à 10ans et ½
10ans et ¾ à 11ans et ¼
6ans à 6 ans et 1/3
Mandibule
6 ans à 6 ans et1/2
7et1/4 à 7 et3/4
9 et ¾ à 10 et ¼
10ans à 10ans et ¾
10 ans et ¾ à 11ans et ½
6ans à 6 ans et ¼
Séquences d’éruption :
Les modalités de l’éruption sont très variables la séquence la plus favorable et la suivante
- au maxillaire :
1ere molaire, incisive centrale, incisive latérale, 1ere prémolaire, 2eme prémolaire, canine, 2eme molaire.
- à la mandibule :
1ere molaire, incisive centrale, incisive latérale, canine, 1ere prémolaire, 2eme prémolaire, 2eme molaire.
DONC : 6-1-2-4-5-3-7
6-1-2-3-4-5-7
Modification des arcades pendant la croissance :
1- modification de forme et de dimension :
La forme initiale de l’arcade semi circulaire tend à se modifier en s’allongeant. L’arc antérieur à s’accroître cependant le périmètre de l’arcade s’il augmente à cette époque redevienne au moment de l’éruption de la prémolaire.
Ainsi l’arcade mesurée du point incivil à une tangente aux faces distales des deuxièmes molaires temporaires ou des deuxièmes molaires et plus petite à 18 ans qu’à 3ans (Morees)
La longueur est plus faible au maxillaire impide2mm
La longueur est plus faible au maxillaire impide3-4mm
Au niveau canin, la distance inter canine assurée entre les pointes cuspidienne augmente.
Ainsi au maxillaire supérieur nous avons une augmentation de 6mm et à la mandibule seulement 3 mm.
D’une façon générale :
- à l’arcade supérieure le périmètre reste sentant et la longueur augmente un peu.
- A la mandibule le périmètre et la longueur diminuent légèrement au cours de la croissance
2- modification d’occlusion :
Les faces distales des molaires temporaires se trouvent sur une même verticale les 1eres molaires se déplacent vers le coté mésial de 2 mm pour celles du haut et 4 mm pour le bas, pour établir l’occlusion adulte normale.
3- modification des rapports avec le squelette :
La surface occlusale à peu prés plane chez l’enfant va s’arranger peu à peu dans tous les sens pour établir la courbe de SPEE.
Dans le sens mésial, un mouvement se fait au niveau de toutes les dents et cependant toute la vie.
Tous ces mouvements dentaires tant à l’intérieur de l’os qu’à l’extérieur aboutissent à l’occlusion dentaire et à le formation des arcades.
Les arcades dentaires sont dns un véritable couloir dentaire réalisée d’une part à l’intérieur, par les muscles formant la langue et d’autre part à l’extérieure par la sangle labio-jugale.
Dans cette zone la dent va se trouver en équilibre entre les forces déployées par ces deux groupes musculaires antagonistes.